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mardi 8 juin 2010

Bogossitude


De temps en temps je décide de faire des expériences cinématographiques assez risquées, elles peuvent déboucher sur des réactions physiques violentes comme ma dernière cécité passagère après avoir vu "Gi Joe" ou encore mon hémoragie auditive due à la bande son du "Choc des titans", bref la médiocrité me file de l'urticaire. Par contre il arrive que l'univers décide d'être clément avec ma petite personne et met sur mon chemin de petites perles inattendues telle une parenté d'enfants normaux attribuée à des roux. Dans cette catégorie miraculeuse, je place "Les beaux gosses" de Riad Sattouf au sommet du classement.
Le pitch: Le quotidien d'Hervé, un ado au physique et à l'intellect si ingrats que je me tate à envoyer une corbeille à la famille de l'acteur. Le spectateur suit donc notre héros aux prises avec les vieux spectres de l'adolescence je cite, acnée, cheveux gras, petites brutes, émois hormonaux et onanisme chronique.
La ligne directrice est toute simple mais la patte de Satouff a fait la diff malgré des moyens plus que modestes:dire qu'il aurait fait son film avec des capsules de bouteilles et quelques crottes de nez ne serait vraiment pas exagéré (tandis que le compte bancaire des Rothschilds ne pourrait sauver un film de James Wong* de la catégorie Nanard).
Bref tout y est dépeint de manière tellement simple et naturelle, presqu'enfantine même, qu'on se laisse prendre au jeu et qu'on se surprend à rire devant des scènes d'une colossale finesse comme l'explication scientifique de la "gaule du tractoriste". Certes ce n'est pas du Audiard au niveau des dialogues mais la plupart des répliques sont bien trouvées et je me suis surpris à rire devant un film français pour la première fois depuis...houla loin!
Pour faire court, je conseille ce film à toute personne désirant se détendre et rire un bon coup sans se prendre la tête. Le remède idéal après une journée de loose ou après avoir subi un délire philosophico-bobo de BHL.
*Pour info, James Wong est le faussaire maléfique responsable de "Dragon Ball Evolution", c'est l'une des rares personnes avec Besancenot et quelques autres immondes salopards pouvant, et même devant être giflée par l'humanité entière, roux et arabes compris.
Nekofurioso.
15/20

Une histoire de Yaoi



I’ll try to add a new one per week.

ELITE À 3 BALLES!


C’est en allant voir l’agitateur retardataire qu’est « Green Zone » que j’ai entendu parler pour la première fois du film « L’élite de Brooklyn ». Présenté par une bande annonce sobre mais efficace dégoulinant de noirceur et mettant en avant le passif glorieux du réalisateur (« Training Day » avec Monsieur Denzel «The King » Washington) mon petit cœur d’amateur de polar sombre m’intima l’ordre d’aller le voir. Le pitch : le destin de trois flics désœuvrés dans un Brooklyn dur et sombre (pas seulement à cause de la forte pigmentation de sa minorité majoritaire).

-Le premier à être présenté chronologiquement est un lieutenant (à revoir) de confession Catholique qui avait l’air d’avoir bien suivi les enseignements du Pape quand à l’utilisation de contraceptif : la contraception, il chie dessus et le planning familial est pour lui une légende urbaine. C’est dans ces conditions que monsieur avec son misérable salaire de flic, continue à engendrer des moutards sans réfléchir aux conséquences de sa frénésie reproductrice. Le film commence donc sur l’urgence de l’arrivée de la nouvelle portée de sa pondeuse de femme dans leur vieux taudis aux murs pleins de moisissures, Sal de son doux nom va donc se mettre à tuer et voler (attention, uniquement des truands !!! il est Chrétien hein !) pour assurer le déménagement de sa tribu.

-Le second part déjà avec un handicap assez lourd à porter dans la vie de tous les jours à Brooklyn, une couleur de peau foncée mais qu’il aura su tenir loin des balles en faisant des études et en entrant dans la police (fait oublié par certains de ces collègues à la fin du film hin hin). Donc le monsieur ne sachant pas savourer la chance qu’il a, et en voulant toujours plus décide de se la jouer infiltré au sein d’un gang de blacks assez vénère et porté sur le trafic de stupéfiants. S’il avait maté plus de films de Scorcèse il aurait réfléchi à deux fois avant de faire cette connerie, car non content de se faire lourder par sa femme, le sieur va perdre ses repères et finir par voir ses instincts bestiaux ressortir (hého ! MOI j’ai le droit de sortir ça sur un « frwère », pas un blanc !).

-Le troisième est le plus poisseux du lot et on se demande ce qu’il a fait pour mériter ça, c’est d’ailleurs peut être pourquoi le ciel sera plus « clément » sur son sort. Richard Gere sort de ses habituels rôles d’humidificateur de ménagères pour endosser celui plus sale d’un flic cynique proche de la retraite qui n’a qu’une seule hâte, en finir avec son métier de merde. Hélas pour lui et se aspirations à la tranquillité, on lui collera durant ses derniers jours au sein des forces de l’ordre, de nouvelles recrues plus boulettes les unes que les autres. Ah autre point, durant le film on lui découvrira progressivement une addiction à une prostituée latine aux faux airs de Joker, or comme les sages le disent par chez moi « Une pute c’est comme un self, ça dépanne, le service peut être satisfaisant, mais tu traces ta route une fois rassasié ! ».

Nous avons donc un film totalement convenu, avec des thèmes réchauffés mais qui saura faire passer-si on fait abstraction d’un doublage caricatural- un de ces petits moments dont on sort en se disant « boarf, ma vie est pas si merdique que ça ! ».
Nekofurioso.
13/20 en français surement 15/20 en V.O

ALICE AU PAYS DES BULLSHITS!


Aurait-on put imaginer cocktail plus alléchant ? Le matériau original de ce timide rêveur qu’était Lewis Carroll, la patte gothico-poétique de Burton et le bagout excentrique de ce cher Johnny Depp réunis … pour un gros gâchis comme seul Disney réussi à nous en pondre ces dernières années (les mêmes infâmes salopards qui nous pondaient le fameux « un chat, un chien et un rongeur c’est la recette du bonheur… » !) . Durant l’heure quarante cinq de la projection j’ai essayé de trouver des circonstances atténuantes, des points positifs, de la fantaisie, de l’originalité… rien de tout cela, à part des ébauches de bonnes idées mortes nées, surement castrées par Disney…ou peut être par le féminisme rampant derrière l’actrice principale aussi insupportable qu’une bonne nouvelle apprise de la bouche de la personne qu’on aimerait voir pendue à un croc de boucher. Je cherchais du rêve je me suis retrouvé face à un patchwork des pires clichés d’un cinéma bien pensant et un ramassis de banalités insipides.

Une merde avec de la chantilly par-dessus présente tout de suite mieux mais faut faire gaffe à l’arrière goût que ça laisse…

Ce soir je vais me coucher en admettant une chose irréalisable : avoir été déçu par un Tim Burton…
Nekofurioso.
06/20