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vendredi 16 septembre 2011

Kuang Fra Live! Nekofurioso miaule aussi sur les ondes de Radio G!

Ah! Juste en passant, je voulais vous informer que je co-anime une émission de radio autour de la bande dessinée et du manga sur une radio associative angevine, Radio-G chaque samedi de 14H à 15H, réglez vos transistors sur la fréquence 101.5 et préparez vos esgourdes à ma voix éraillée par le fiel.
Au programme: actualité BD et culturelle, bonne humeur,passion, objectivité et mauvaise foi du plus bel aloi!
Come Get Some!
Ah, et si vous n'avez pas la chance d'habiter cette belle ville qu'est Angers, vous pouvez toujours aller écouter l'émission en ligne sur le site web de la radio:
www.radio-g.fr
J'espère que vous serez nombreux à écouter et à commenter, ce n'est que ma deuxième émission, donc s'il m'arrive de me foirer, je vous prie de bien vouloir prendre votre mal en patience jusqu'à ce que je "power-up" un peu!
Allez, buh bye pour une surprise de taille...ou pas!

Delirium: Délire déluré

Préambule:
Salut à vous tous, cela fait un petit moment depuis mon dernier post, j'espère que mon absence ne vous a pas été trop insupportable!
M'enfin, on ne peut pas vraiment dire que je reviens car ce post est surtout un partage de la critique que j'ai réalisé pour un grand magasin angevin orienté culture nippone: "Planète Loisirs". Cette revue concernera une œuvre du nouveau venu dans la scène du global manga français, j'ai nommé Dimitri Lam!

Global manga, Kezako?

Il s'agit, pour moi, du terme le plus supportable pour définir une Bande Dessinée produite en dehors du Japon par un non japonais mais empruntant pourtant les codes du manga ou revendiquant une certaine inspiration de ceux-ci, que cela soit pas le dessin ou même par le mode de découpage et/ou de narration, je citerai parmi les meilleurs et mes préférés: l'inénarrable Scott Pilgrim de Bryan Lee O'Malley pour le Canada, l'uber sexy Empowered de l'américain Adam Warren, le délirant Chosp d'Alessandro Barbucci le Rital "so Ratal" et enfin le très déviant et rock Debaser de ma sempaï Rafchan! Il en existe bien d'autre que j'apprécie plus ou moins comme Dreamland ou encore Maliki mais ce n'est pas le propos ici, revenons à nos moutons avec le sieur Dimitri Lam.

Who's Dat boy?


Dimitri Lam est un (relativement) jeune dessinateur Dijonnais de 31 ans travaillant au sein de l'association Babylon Chronicles/Com, initiative louable de promotion de jeunes artistes, et ce dans plusieurs domaines autres que la bande dessinée. Notre auteur a donc réalisé et s'est vu publier deux bandes dessinées au sein de cette association: Josh et Delirium.


Si Josh est une bande dessinée que l'on pourrait rapprocher du style Yaoï (manga abordant le thème de l'homosexualité masculine), Delirium, lui se pose en représentant du style comique déjanté. N'étant pas un expert du premier genre, ma critique se portera plutôt sur Delirium, mais je peux juste vous dire que Josh a été pré-publié dans le magazine Gay de référence "Têtu" si cela peut constituer pour vous un indicateur de qualité...

C'est quoi ce délire?
Delirium nous narre les aventures de Pearce Stickles, une jeune fille qui réussit à accumuler tous les traits de caractère plus ou moins insupportables de la "jeunesse insouciante" d'aujourd'hui: son comportement décomplexé et aguicheur vis-à-vis des hommes contraste violemment avec sa naïveté et son incompréhension du monde qui l'entoure: la donzelle sait donc comment rouler du popotin pour attirer l'attention des mâles alentour mais est éhontément novice lorsqu'il s'agit de concrétiser la chose et de nouer de vraies relations avec ceux-ci, d'où un célibat lourd à porter auprès de ses amies lorsque le cap de la vingtaine approche de plus en plus.

Notre "vaillante" héroïne


Elle décide donc de prendre les choses en main et fait le pari avec ses amies qu'elle se dégottera l'homme parfait en moins d'une semaine. Le problème vient du fait qu'elle se met en tête d'aller le chercher dans une forêt hantée, Pandemonium ... Comme dirait Tété, "lorsqu'elle dodeline ça fait Plee-King Ka-ting c'est marrant, ça marque le temps, mais c'est gênant quand il y a des gens!"
Cette personnalité haute en couleur est tout à fait adaptée au genre du manga, permettant l'utilisation de ressorts comiques (plus ou moins gros) autour de la stupidité et parfois même vulgarité de l’héroïne et c'est là d'ailleurs la plus grande force, mais peut-être aussi la plus grosse faiblesse de l’œuvre.
En effet, le ton se veut résolument déjanté, ça part dans tous les sens, ça emprunte beaucoup à des ténors du genre comme le mythique Dr Slump d'Akira Toriyama avec des mimiques dignes de Senbei et des personnages empruntés au bestiaire du Penguin Village, ou même présentant des similitudes avec le plus récent Excel Saga pour la modernité des préoccupations et le côté déluré de l'héroïne, les situations abracadabrantesques se multiplient et le baromètre est clairement réglé sur "gaudriole absolue"... Et c'est là que le bas blesse pour moi: L'auteur, bénéficiant clairement d'une riche culture générale et surement animé par une fougue et une motivation sincère, balance pêle-mêle références, hommages, clins d’œils, ficelles (ou plutôt cordes d'amarrage) comiques, mais hélas sans grande finesse. En ce qui concerne les dessins (car pour une bande dessinée cela peut être important), Dimitri Lam maitrise son style de dessin et on note une cohérence dans son trait du début à la fin du tome avec toutefois des planches moins abouties techniquement que d'autres, c'est propre, et si le style ne me convainc pas personnellement (je suis un très vilain amateur d'anatomie humaine et les plus ou moins grosses incohérences présentes dans ce volume gâchent quelque peu mon plaisir), il est loin d'être dégueulasse et devrait trouver son public.

Il y a du travail, on ne peut pas dire le contraire


Tout est là pour donner une expérience rafraichissante et drôle, un gros "défouloir" comme le considère Dimitri Lam lui-même, car s'il est clair que pour lui s'en est un, ça peut être un peu trop brut pour le lecteur. Heureusement le sieur Lam semble doté d'une réelle finesse et d'une envie de bien faire, donc je prends le pari qu'après ce premier tome perfectible, la série ne pourra que s'améliorer par la suite, pour qui sait, nous proposer LE remède anti-morosité à la française!
Si vous restez sur votre faim suite à cette petite revue, je vous invite à consulter une très bonne interview réalisée par le site Manga-news qui pourrait vous permettre de mieux appréhender le personnage.

Conclusion
Points forts:
-Un style cohérent vis-à-vis de lui-même sans grandes inégalités
-Le titre ne ment pas, le délire est le maitre mot de l’œuvre
-Une avalanche de références...

Points faibles:
-...Balancées sans grande finesse
-Quelques problèmes anatomiques (mains, hanches, ossature etc.), mais ceux qui me connaissent savent que je chipote parfois!

A bientôt pour une review 100% inédite rated V for Vannes...(Attention, indications trompeuses dans cette annonce)

samedi 3 septembre 2011

L'envers du décor des pubs, seconde cible: SFR

Bienvenue dans cette deuxième chronique de l’envers du décor des pubs, cette fois-ci consacrée à la nouvelle campagne publicitaire de la compagnie de téléphonie mobile française SFR.

Situons les choses pour commencer :

Vous n’aurez pas manqué de remarquer que la dernière série de spots publicitaires de SFR est fortement axée sur une relation de confiance indéfectible existant entre le géant des télécoms et ses clients, qu’ils soient professionnels ou qu’il ne s’agisse que de simples particuliers.
Au niveau marketing, ce type de démarche consiste à permettre au client de percevoir la qualité du service proposé et l’étendue de la promesse faite par la compagnie mais aussi et surtout de matérialiser le lien entre l’entreprise et le consommateur.
Cet étalage de la nature bienveillante de la compagnie s’est donc effectué par des scénettes caricaturant des situations réelles de manière bien affligeante, constituant encore une fois un bon gros coup de pied dans les bijoux de famille de la morale et des règles de bonne conduite..

Je m’explique :

-Dans la pub SFR pro/Business team nous avons un chef d’entreprise qui s’informe auprès d’un membre de son staff des avancées du point de vue communication dans l’entreprise. Le responsable visiblement déconnecté des réalités de sa boite parait ne pas prendre la mesure des réalités opérationnelles et passe clairement pour un inculte, voire même le dernier des pécores devant son subordonné (qui ne manque pas de le lui signifier avec un ton assez sarcastique et dédaigneux).



Cette publicité foulant déjà du pied les rapports hiérarchiques dans les entreprises voit maintenant débarquer sa petite sœur, montrant, elle, notre patron béotien se faire rabrouer devant un client et se voir même signifier que sa présence était indésirable.
*Note du rédacteur: ladite publicité étant pour le moment introuvable sur le web (ou alors j'ai cherché comme une poutre, auquel cas veuillez m'indiquer sa localisation mes chers amis!), pour l'instant je vous propose donc seulement mon interprétation dessinée de son esprit si "free et rebelle":


Peut-être parce que je poursuis mes études dans le domaine du marketing, mais ces deux pubs constituent pour moi la représentation d’une entreprise aux relations managériales complètement foireuses avec une circulation de l’information inexistante et un respect de la hiérarchie mort depuis belle lurette (est-ce parce que SFR se grime de rouge que la figure patronale doit passer pour le nigaud de service tout juste bon à se faire cracher à la gueule). D’ailleurs la nouvelle pub de l’émission radio de Manu montre comment traiter encore plus son boss comme une merde.

Ne nous voilons pas la face, une telle entreprise avec des fondations aussi viciées risquerait de ne pas faire long feu dans un monde où l’esprit d’entreprise et l’importance d’un bon réseau à la communication efficace entre les différents services et postes sont indispensables pour la survie, mais bon, nous imaginerons que donner des leçons de management n’était pas dans les objectifs premiers de ce spot.

-Dans une des publicités SFR particuliers promouvant le service autour de la neuf-box nous assistons tout bonnement à une triste scène familiale où une jeune fille visiblement très en colère parce que sa mère a osée repasser un de ses Jeans, s’ensuit une scène d’une extrême violence psychologique où l’adolescente « incendie » ses géniteurs, leur signifiant son dégout pour eux et leur nullité.



En quelques secondes défilent devant nos yeux, les conséquences d’une société de l’enfant roi où petit à petit les parents auront troqués leurs rôles d’éducateur et de guide contre ceux de serviteurs et de vulgaires mannes financière.
Cette démonstration d’insolence et de révolte pré-pubère en fera surement sourire certains, les parents qui dans ce genre de situations sont adeptes de la phrase suivante ô combien irritante: « Haha, elle a du caractère notre fille ! », et ce même très tôt, au moment où des « rapports de force » commencent à s’établir à cause d’une recherche de marques du rejeton.
Bref, cette publicité n’est que le miroir d’une société biberonnée au Dolto mais qui aurait subi des effets secondaires bien pervers.

Je terminerai sur cette pub par évoquer la transposition de certaines valeurs d’un modèle culturel à un autre, défi que les entreprises se doivent de réaliser en ces temps de mondialisation. En effet, une entreprise, lorsqu’elle part à la conquête d’un nouveau marché dont le modèle culturel est différent de celui dans lequel elle a jusqu’à lors évolué, doit prendre ses marques et s’adapter afin de mieux « matcher » avec les attentes, la réalité des nouveaux consommateurs potentiels. On évitera donc de faire une publicité Orangina avec une truie non voilée en Iran pour respecter les sensibilités locales.

A cet effet, imaginons cette publicité transposée à une famille africaine lambda (appelons-la la famille Niang)et les conséquences de cette manifestation de colère juvénile:

...Ou même, en ne changeant ni de continent, ni de modèle culturel, plaçons cette publicité en Europe mais à une autre époque (disons quelques siècles auparavant) et observons comment pourrait être récompensée notre jeune forte tête :

Voili Voilou, je ne veux pas me faire le défenseur de la morale et de la vertu mais j’estime qu’il est nécessaire (ou tout du moins amusant) de relever ces quelques points un peu surprenants chez un des acteurs majeurs de la téléphonie française.

Pour finir une petite note de réflexion : au regard de tous les éléments pré-cités, le chef d’entreprise n’a peut-être pas perdu sa figure paternelle, c’est peut-être plutôt la figure paternelle elle-même qui a évolué pour devenir maintenant un synonyme de « sous merde génératrice de pognon ».

A vos marques prêts, commentez !