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mardi 28 août 2012

La nouvelle french touch du jeu vidéo. Part 2 : Beyond two souls

Cet article fait partie d'un ensemble de trois,  j'ai procédé à ce découpage afin de vous faciliter sa lecture. Vous aurez donc droit à un post par jour jusqu'à mercredi.


-Beyond : two souls : L'expérience métaphysique
Le mariage Jeux vidéos - ciné consommé ?

Si on peut dire une chose sur les jeux de David Cage, c'est qu'ils ont un fort potentiel "percutant". Ils ont, comme qui dirait, une capacité à "susciter de vifs sentiments dans la communauté des joueurs (et même au delà) : les jeux Quantic Dream marquent, en bien ou en mal. Comme piste d'explication à ces sentiments extrêmes, on pourrait déjà citer la manière toute particulière dont la "Dream team" de Cage aborde la création vidéo-ludique. On a justement l'impression que la définition de "création" revêt chez David Cage son aspect le plus pur.

David Cage


C'est simple, il n'a de cesse de tordre les "postulats" du jeu vidéo pour les remodeler (de manière contre-nature pour certains ou génialissime pour d'autres). Qu'il ait été établi qu'un QTE est un élément ponctuel dans un jeu apportant un semblant d'interactivité dans des scènes normalement statiques, vous verrez notre homme en faire la clé de voute d'un de ses softs (Heavy rain).  Behind : two souls n'a pas l'air de déroger à cette règle comme nous l'annonce David Cage en personne lors d'une interview menée par le très zen Julo de Gameblog :





Interview David Cage - Beyond : Two Souls - par Gameblog

Présenté comme cela, ça a l'air obscur, mais tout n'a pas été montré et d'après une vidéo de l'E3 leakant plusieurs phases de gameplay, l'insertion de cette feature n'est pas si illégitime que ça dans la progression de notre héroïne. Nous suivons en effet Jodie Holmes, une jeune fille traquée par les forces spéciales, sûrement pour ses capacités peu orthodoxes, sur une tranche de vie s'étendant sur…15 ans !!! Dans les faits nous alternerons des phases de fuites désespérées mixant QTE et gameplay traditionnel sous les traits de la juvénile Ellen Page, motion-capturée pour l'occasion et d'autres phases avec Aiden, désincarnées elles. Les scènes d'action avec Jodie, basées sur le timing et les réflexes du joueur, m'ont fait un peu penser à celles des jeux Walking Dead tandis que celles avec son compagnon spectral mettent l'environnement et les PNJ à la merci de notre sixaxis… et de nos pulsions destructrices.

Autre caractéristique intéressante du jeu : il n'existe pas de game over. Avec "Beyond", l'aventure continue et s'adapte à vos réussites ou à vos échecs, et si l'héroïne ne périt pas forcément lorsque vous manquez une séquence, il semblerait que votre progression s'en trouve bouleversée (capture, blessures ?). Un présupposé du jeu-vidéo tombe avec cet abandon du game over pour sanctionner l'échec, et de manière plus intéressante, pour moi, que dans Prince of Persia où le fond et la forme ne le justifiait pas assez. David Cage conseille d'ailleurs de ne pas rejouer les séquences pour ne pas gâcher l'expérience.

J'entends déjà les cliquetis des armes des défenseurs et détracteurs de cette originalité s'entrechoquant sur les forums à la sortie du jeu. Mais bon, le jeu vidéo c'est avant tout une histoire de passion, et si le travail de créateurs réussit à déchainer les passions, quelle que soit leurs orientations, le pari n'est-il pas déjà un peu remporté en un sens ?


Prenons l'exemple d'Heavy Rain, le jeu a connu un réel succès médiatique (mise en avant dans des shows de grande audience comme le grand journal, critiques élogieuses de journaux dits sérieux etc.), mais aujourd'hui encore, nombreux sont ceux qui n'ont pas été happés par cette expérience si particulière et qui adoptent une position méfiante face à la vision du jeu vidéo du sieur Cage.




Ce que personne ne peut lui reprocher en revanche (quoique, j'ai entendu 2-3 remarques assassines de ci-de là), c'est le soin porté à la réalisation graphique de ses bébés : chacune de ses créations en son temps a tenté de marquer les esprits par son "âme", mais aussi par son "enveloppe charnelle" alléchante,  notamment par une recherche constante de la modélisation faciale la plus poussée possible. Heh, ne dis-t-on pas que le visage est le miroir de l'âme ?

Tout cela additionné au sens de la narration de David Cage présage un fort  potentiel émotionnel de cette fuite désespérée en avant d'une femme qui a de fortes chance de finir brisée aussi bien physiquement que mentalement.
Pour ma part, j'attends ce Beyond : Two Souls avec une impatience non feinte, ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de flirter avec de la métaphysique vidéoludique !

Une boisson chaude pour le réconfort de l'âme ?
P.S : Les fanarts présentés dans les articles ne sont pas encore terminés et celui de Remember me est un peu trop chaud pour un article grand public. Les versions finales seront dévoilées sur ma page Facebook lorsqu'elle dépassera les 100 fans (Pour le fanart de Remember me ce sera un lien de téléchargement direct et gratuit dans le format de votre choix).



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