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lundi 14 janvier 2013

La maxi chronique culturelle de début d'année. Part 1 : musique et lectures

Avant de commencer les chroniques de 2013 (qui risquent fort de porter sur des séries tv bien frenchies comme "Le vol des cigognes" ou "Lazy Company"), il est bon de jeter un petit coup d’œil dans le rétro et se remémorer les petites pépites culturelles de 2012, musique, lectures, ciné et TV.

Musique 

Chiddy Bang : Breakfast (Rap)


 Le duo de Philadelphie frappe un grand coup encore une fois avec un album punchy et frais qui sent bon les corn-flakes. Si l'album est dans la pure veine "mainstream" et ne se démarque par aucune prise de position politique etc. il a le mérite de ne jamais être emmerdant, on est entrainé par les rythmes électroniques de Xaphoon Jones et le flow enjoué de Chiddy Anamege.
Le Dynamic Duo : Xaphoon jones à gauche, Chiddy à droite.


Laissez vous transporter par ce savoureux mélange et dodelinez de la tête sur Happening, la douzième piste aux sons chiptunes de l'album, en featuring avec V.V Brown.
Rien à jeter, zéro prise de tête, du tout bon !

Chiddy Bang : Breakfast
Virgin Records
28/02/2012 
Album en écoute ici : Chiddy bang's Soundcloud

Bloc Party : Four (Rock)


Mon premier contact avec le son de Bloc Party remonte à la fin de mon lycée, je me souviens qu'à l'époque les radios martelaient nos oreilles avec "Banquet" et que je détestais cette chanson. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, et la bande de Kélé Okéréké (le chanteur du groupe, qui s'était entre-temps autorisé un encart solo plutôt réussi) est entrée dans le club des groupes que je dois absolument voir sur scène avant de mourir...par contre j'ai toujours autant de mal avec Banquet.
Quatre garçons à fleur de peau. De  gauche à droite : Gordon Moakes, Kélé Okéréké, Russel lissack et Matt Tong
C'est donc avec une certaine excitation que j'ai accueilli leur dernier album, Four. Lorsque le groupe a annoncé que celui-ci était en écoute libre TO-TALE sur leur site graphique en diable, je dois dire que j'étais proche de la demi-molle. Riffs énergiques et mélodies mélancoliques possèdent cet album composé encore une fois avec les tripes et les démons intérieurs de ses membres.
Si "Breakfast" est à écouter lorsqu'on veut se donner la patate, "Four", lui, est à réserver aux délicieux moments spleenétiques. Je ne parle pas de déprime hein ! Je parle du vrai spleen, celui que vous embrassez de votre plein gré et qui ponctue vos errances par temps de grisaille. Just listen to it !
Bloc Party : Four
Cooperative Music
20/08/12
Album en écoute ici : Four's official site


Lucy Rose : Like i used to ex aequo avec The Tallest man on earth : There's no leaving now (Pop Folk)


Avec Lucy Rose, je dois dire que je me suis laissé d'abord avoir par ce minois innocent mais avec ce qu'il faut d'espièglerie dans le regard. Ma rouphilie mise à part, il faut dire que la jeune chanteuse anglaise a tout pour plaire aux amateurs de bonne folk.
A-DO-RA-BLE
Commençons par cette voix, douce et évanescente et mais assurée et sèche lorsqu'il le faut, une régalade pour les oreilles et pour le cœur, un peu comme si chacun couplet vous disait "viens, protège-moi, prends-moi dans tes bras sinon je risque de disparaitre tel un murmure."
Ajoutons à cela un accompagnement instrumental dans la droite lignée des maitres de la Folk  acoustique, la petite n'a pas à rougir face à des grands messieurs comme Neil Young.
 Lucy Rose : Like i used to
Sony UK
09/10/12
Découvrez ses chansons ici : Lucy Rose's Soundcloud
Suivez son actu là : Lucy Rose music



Parce qu'il en faut pour tout le monde, après avoir parlé de ma rouquine chipounette il est temps d'aborder mon autre coup de cœur Folk et réjouissez-vous chères lectrices, il s'agit d'un homme et il est suédois. Okay, il ne correspond pas au cliché du blond scandinave, mais le bonhomme a une prestance vocale et instrumentale qui pourrait très bien vous faire fondre mesdames.

Pour rappel, sa ballade nostalgique 1904 figure dans bon nombre de listes de meilleures chansons de l'année et c'est largement mérité mes amis. Quand on sait que le mec est pote avec Bon Iver  on ne peut que se dire que "les oiseaux de même plumage volent ensemble" (à ce propos écoutez la version Jacm Chillstep de Perth, ça tabasse).
The Tallest man on earth : There's no leaving now
Dead Oceans
18/06/12
Album en aperçu ici : The really Nerd's Soundcloud
Suivez son actu là : Site officiel

Major Lazer : Carnival Mix (Dj/Reggae/Bougetonboule)


Bon, je me donne des airs de mec posé et tout et tout qui adore chiller en buvant du thé, mais je reste un enfant du soleil, et en tant que tel j'aime les sons qui font balancer le bassin et frétiller les cocotasses. Du coup, le Carnival Mix de Major Lazer (le collectif musical chapeauté par sir Diplo) tombait à pic, en plein stage parisien.
Avatars : Damon Albarn a le groupe Gorillaz, Diplo, lui a son Rudebwoi Major Lazer
Un set sauvage de plus d'une heure aux accents jamaïcains qui sent bon les tropiques. Popcaan, Mavado ou encore Bling Dawg se succèdent sans temps morts pour vous ambiancer les tympans. Si vous écoutez ce Carnival Mix et que vous ne ressentez pas l'envie de bouger votre boule et de claquer ceux de nubiles créatures, c'est que vous devez être mort ou que le balai dans votre fondement est en adamantium.
Major Lazer : Carnival Mix
Major Lazer
14/08/12 
Ecoute et téléchargement gratuit ici : Major Lazer's Soundcloud

Lectures

 


Beast of burden (comics VF)


 Fruit de l'union improbable entre "Le club des cinq", des "Contes de la Crypte" et de "30 millions d'amis", cette série illustrée de main de "maitresse" par Jill Thompson et scénarisée par Evan Dorkin nous plonge dans le quotidien d'une petite ville en proie à des évènements mystérieux. Et qui dit mystère, dit enquêteurs et dans le cas présent ceux-ci méritent plus que jamais leur titre de fins limiers.
La fine équipe toujours prête à fourrer son museau là où il ne faut pas.

En effet, les protagonistes du comic book sorti aux USA chez Dark Horse sont les chiens (et un chat errant) des habitants de la bourgade frappée de fléaux paranormaux. Gros point fort, les dessins magnifiques proches de toiles en aquarelle contrebalancent avec la noirceur prégnante de l'histoire. Car oui, malgré son côté livre d'histoire tout public innocent, Beast of Burden n'est pas à mettre entre toutes les mains et est définitivement une œuvre pour adulte avec son lot d'évènements graves.
 Beast of burden Tome 1 : Mal de chiens
Delcourt 
06/06/12

 Red Hood and the Outlaws (Comics VO)


 Aaah Jason Todd... de loin le meilleur membre de la Bat-family pour moi :
-Incompris par Batman alors qu'il remplaçait au pied levé sous le masque de Robin un Dick Grayson parti faire carrière en solo.
-Passé à tabac et assassiné par le Joker de la plus sadique des manières.
-Ressuscité de manière plus que traumatisante quelle que soit l'option préférée par les différents auteurs ayant exploité le personnage.
Vous avez dit Badass ?!
Vous comprendrez que le jeune lascar soit psychologiquement instable sur les bords et préfère farcir de plomb sans préavis toute crapule croisant son chemin. Imaginez donc ma joie lorsque DC lançait au milieu de ses New 52 rebootés, une série dédiée au bad boy au masque rouge. Scott lobdell et Kenneth Rocafort nous livraient une série hautement rock'n roll en affublant Jason Todd/red Hood de coéquipiers aussi roux et cintrés que lui, une Starfire (la rouquine des Teen Titans) plus libertine que d'ordinaire et un Arsenal (ancien poulain de Green Arrow) à tendances dangereusement suicidaires.
Gang de rouquins
Oui, vous avez bien lu, Jason Todd est roux à l'origine (selon Grant morrison tout du moins) mais ce grand malade de Bruce Wayne demandait au jeune homme de se teindre les cheveux pour ressembler davantage à l'ancien robin. Fusillades, bastons désespérées à 1 contre 100 et relations torrides sont au menu de ce premier recueil compilant les tomes 1 à 7 de la série.
  Red Hood and the Outlaws Tome 1 : Redemption
DC Comics
20/11/12
Tumblr de Kenneth Rocafort (avec des crayonnés surpuissants)

 I am a hero (Manga)


 J'avais déjà parlé de ce manga dans une chronique sur les "mangas oppressants", mais je crois bien que je suis tombé amoureux de ce manga. Rien ne m'y prédestinait pourtant. Le trait de l'auteur aurait dû me rendre dingue mais en fait on finit vite par s'y habituer et qu'ils servent à merveille la bizarrerie du voyage initiatique d'un mangaka un peu loser sur les bords sur fond d'apocalypse zombie.
Toute l'absurdité de la situation en une image.
Après six volumes dévorés sans jamais reprendre mon souffle, mon verdict est définitif, ce titre est une bombe. Se laisser rebuter par un premier tome très narratif nous introduisant Hideo Suzuki, notre "héros" et son quotidien. Autour de moi plusieurs personnes ont été découragées par cette longue introduction. Mal leur en a pris, cette entrée dans l'intimité du héros nous permet de mieux comprendre la pscyhé du héros et de se sentir vraiment impliqué.
 I am a hero
Kana
27/04/12

HK 1.5 (BD franco-belge)


 Le retour de Kevin "Trantkat" Hérault, un des plus beaux produits du métissage des styles français et japonais. C'est simple, ce mec est un vrai génie mental qui dessine les seins comme pas deux. Dans HK, il nous propulse dans un univers de science-fiction où la colonisation de l'espace par l'Homme est devenue une réalité.
Dans l'espace, personne ne vous entendra crier de plaisir devant ces magnifiques planches

Nous y suivons les aventures du jeune Karl Hollister, un jeune zonard débrouillard pris au milieu d'évènements le dépassant complètement. Machinations politiques, action débridée, mechas et gros guns et carrosseries rutilantes sont au programme des réjouissances et ce n'est pas une attente de 5 ans depuis le dernier tome qui me fera bouder mon plaisir.
Scène interspecies issue du Tome 2.1 sorti en 2001 (oui, vous avez bien lu, c'est long à expliquer, Google est votre ami)
Ah et je ne peux terminer cet encart sur HK sans parler de plaisirs et plus précisément des plaisirs impurs de la chair, un thème cher à Kévin Hérault. Mais attention, si le sexe est bien présent dans HK, il n'est jamais gratuit et est toujours justement inséré, pour le plaisir des yeux les besoins de la narration.
Raah que ces courbes, ces chutes de reins, ces attributs mammaires mis à mal par la gravité ont pu m'émoustiller dans mon jeune âge... mais maintenant que ces choses là n'ont plus aucun secret pour moi, je peux me plonger pleinement dans une histoire plus profonde qu'on pourrait le croire.
HK tome 1.5 : Balaena Nun
Glénat
31/10/12
Blog de Kévin Hérault (construction en cours) 

"Les pubs que vous ne verrez plus jamais" ( Bouquin)


 Parce qu'avant d'être un dessinateur mateur je suis un fils de pub adepte de marketing et de communication, je ne pouvais passer à côté de cet ouvrage répertoriant les publicité d'une époque où l'on faisait l'apologie d'une suprématie blanche et masculine sans se soucier que ça froisse une association de grognasses féministe ou un collectif contre le racisme.  
Le bon vieux temps où la beauté d'une femme se mesurait par son travail.

Annie Pastor nous offre du bon goût concentré dans une jolie capsule temporelle nous montrant aussi bien l'évolution des mentalités que celle de la construction des réclames (notamment au niveau des catchphrases et de la quantité de textes explicatifs). Un plaisir pour les amateurs d'histoire de la pub mais aussi d'humour noir.
"Les pubs que vous ne verrez plus jamais"
Hugo
13/09/12


To be continued...

Bon, ça commence à faire long et il reste encore beaucoup de choses à dire, je vous connais vous risquez de lâcher l'affaire et de pas tout lire (cela serait dommage vu le mal que je me suis donné).
Je vous donne donc rendez-vous mercredi pour la seconde et dernière partie de cette chronique. Elle sera consacrée à mes coups de cœur TV et ciné. Stay tuned.

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