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mercredi 16 janvier 2013

Maxi chronique culturelle de début d'année. Part 2 : TV et ciné

Deuxième et dernière partie de ma chronique sur mes coups de cœur de l'année 2012. Le petit et le grand écran sont à l'honneur cette fois-ci.

Audiovisuel 

Homeland Saison 2 (Série TV)


La série qui rend parano était de retour en 2012 pour une seconde saison de qualité qui nous montrait que même en donnant toutes les cartes de compréhension aux téléspectateurs, des scénaristes peuvent encore générer de la surprise et du plaisir.
Je ne peux pas trop en parler sans risquer de spoiler des éléments clés de la série, mais sachez que le scénario met en scène le retour au bercail de Nicholas Brody un Marine retenu prisonnier 8 ans et soupçonné d'avoir été retourné par le diabolique ennemi islamiste.
Une saison éprouvante pour tous les personnages
Ici, le principal n'est pas de savoir si Damian Lewis (déjà vu dans Band of Brothers)est oui ou non un terroriste, ni si sa femme a oui ou non des circonstances atténuantes pour avoir fricoté avec le meilleur ami de son mari durant son absence. Tout est dans l'ambiance et la psychologie des différents personnages, tous sur le point de perdre pied, mention spéciale pour Claire Dames jouant Carrie Mathison, une analyste de la CIA bipolaire et à tendances obsessionnelles. Les papas de 24 ont fait un bien beau boulot, vivement la saison 3


TMNT et Avatar : The legend of Korra exæquo avec Young Justice (Anime US )


Je ne m'attarderai pas trop sur Young Justice car je prépare un dossier entier sur cette pépite du DCAU (DC Animated Universe : les déclinaisons animées des licences de comic-books DC), je dirais juste que c'est une bombe qui montre que l'on peut encore faire des dessin animés honorables et non infantilisant sans prendre de coke. C'est d'ailleurs le cas des deux autres coups de cœur, tout deux diffusés par Nickelodeon.

Avatar : The legend of Korra prend place plus d'une cinquantaine d'années après la fin de la série originelle qui avait pour héros l'Avatar Aang. Nous suivons désormais sa réincarnation, la jeune et sautillante Korra, tout aussi tête brulée que son prédécesseur, des boobs et un caractère de cochon en plus. cette série brille sur tous les plans :
-Une animation de haute volée qui en remontre aux cadors japonais. J'ai rarement vu des personnages se mouvoir avec autant de fluidité et les affrontements mêlant maitrise des éléments et arts martiaux sont chorégraphiés à la perfection.
-Une histoire plutôt mature avec un questionnement sur l'égalité dans une société où certains naissent plus dotés par la nature que d'autres sur fond de transition entre spiritualité et technologie. Et ce choc culturel nous amène sur le point fort principal de la série...
-...Un côté steampunk du plus bel effet ! Les codes vestimentaires victoriens et orientaux sont mixés à la perfection et les villes encore archaïques quelques décennies plus tôt (au moment de la première série) fourmillent de signes d'industrialisation. Sato-mobiles (autos à vapeur), réseaux de télécommunication, le progrès est en marche mais ne se fera pas sans casse.
Je me mange les coudes en attendant la saison 2.


La version 2012 des Tortues Ninja est elle aussi une belle surprise et surclasse le dessin animé de notre enfance en se rapprochant du ton plus sérieux des comic-books tout en gardant un côté bon enfant. Certains réacs puristes pestaient contre le nouveau design des tortues avant même d'avoir pu voir un seul extrait de la série (j'avoue que moi-même j'ai eu peu au début), mais il passe nickel et colle au ton jeune et frais de la série. Je ne suis pas un grand fan d'utilisation de la 3D dans les dessin animés mais quand celle-ci sert aussi bien l'action et apporte des petits plus (effet pâte à modeler ici), moi je dis Cowabunga... pardon, Booyakasha !

C-the money of soul and Possibility Control ( Anime Jap )

 "la bourse ou la vie"
J'avais failli ne mettre aucune série animée japonaise dans ma sélection audiovisuelle et puis je me suis rappelé qu'il y en avait une qui trainait sur mon disque dur et que je n'avait toujours pas regardée. Cette série au nom interminable traitait des vicissitudes de la bourse et nous faisait découvrir les contrecoups de celle-ci dans le quotidien des gens. 
Malgré ses graphs et ses combats d'"Assets" autour des valeurs et opérations boursières typiquement shonen (manga typiquement pour ado comme Naruto ou One Piece), cette série se rapproche plus d'un bon seinen.
En effet, issu d'une formation économique et ayant soupé de cours sur la finance, je peux vous dire que, malgré quelques raccourcis et imprécisions, la vision du monde de la finance que les auteurs ont voulu véhiculer n'est pas si loi de la réalité. Dommage que la série ne compte que 12 épisodes, mais en même temps je ne la voyais pas continue plus longtemps sans rapidement d'essouffler.



Les enfants loups Ame et yuki (Cinéma)


Au départ je voulais séparer cette section en deux catégories avec le cinéma "traditionnel" d'un côté et l'animation de l'autre mais "Les enfants loups" est sans conteste MON film de l'année, toutes catégories confondues. Mamôru Osoda nous a donné avec son troisième film une vraie leçon de narration avec son récit poétique et initiatique autour de deux enfants loups qui seront tiraillés entre leurs deux natures.
Pudeur du traitement, musique magistrale, plans-séquences mirifiques, "Les enfants loups", sans sombrer dans les clichés écolo-nippons du genre propres aux productions de Miyazaki (sur lesquelles je ne crache pas hein !) nous livre une histoire universelle que petits et grands pourront apprécier, chacun à un degré de lecture différent.

Ce film est tellement beau qu'il m'a fait tout bonnement chialer à trois moment du film, pas de tristesse, mais plutôt devant la beauté de l’œuvre et de sa symbolique si puissante et si chaleureuse à la fois. Une claque recto verso qui est entrée directement dans mon top 10 de mes meilleurs films de tous les temps. Non, je n'ai pas peur de le dire, le cinéma, c'est une machine à rêver, à titiller les émotions et maitre Osada réussit avec brio à insuffler dans son film ces éléments de base si souvent délaissés au profit de concepts fumeux et complexités scénaristiques pédantes.
J'aurais aimé parler de "Cogan : killing them softly" ou "Lawless", mais comment passer à autre chose après avoir évoqué une telle surpuissance cinématographique ?

Allez, je vous laisse sur le trailer (bien en dessous de la réalité) de ce shoot d'émotions. A bientôt !


Ah et pour mes coups de cœur niveau Jeux vidéo, je vous invite à visionner mon interview par Harpwongfey ici : Interview Nekofurioso Part 1

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